La boulimie et les rapports avec les autres

La boulimie et les rapports avec les autres

Du point de vue sentimental, le boulimique cherche moins le contact physique que les autres adolescents qui se lancent plus facilement dans la grande découverte. Vous n’aimez pas votre corps. Aussi, vous vous sentez mal à l’aise à l’idée que l’on puisse vous toucher. Les autres perdent la tête dès qu’une fille ou un garçon les approche.

Mais le boulimique continue de voir ses amies pour travailler, par exemple, et ça ne me pose pas de problème.

Cette angoisse qui ronge les boulimiques

L’angoisse est un état qui crée une tension physique sans que vous puissiez en déceler la cause. Vous peinez souvent à trouver les mots qui pourraient définir ce que vous vivez. L’angoisse est un signal d’alarme qui vient vous faire part d’une forte émotion ou bien de pressions que vous vivez sans en prendre conscience. Vous pensez que vos parents devraient être capables de deviner ce qui se passe en vous. Or vous ne leur en dites jamais rien, ils ne peuvent donc pas comprendre ou imaginer ce qui vous ronge de l’intérieur. Face à toutes les modifications que vous vivez, le fait de ne pas communiquer vos angoisses vous plonge dans l’inquiétude, une inquiétude permanente face au monde des adultes dont vous ne connaissez rien. Votre seule façon d’extérioriser vos angoisses reste alors les pleurs et, surtout, les crises. La boulimie est comme une bulle protectrice, rassurante, que vous utilisez comme un remède contre l’angoisse. Pour surmonter la boulimie, il faut alors tenter de chercher l’origine de toutes ces angoisses et apprendre à les contrôler autrement.

Pour l’entourage du boulimique

 Il n’est pas simple de repérer cette angoisse, car vous gardez souvent le sourire devant les autres, vous faites comme si tout allait bien. Ils peuvent peut-être s’en rendre compte en voyant vos ongles rongés ou vos gestes nerveux. Mais il leur faut souvent du temps pour comprendre que vous n’allez vraiment pas bien. Or si vous pouviez leur communiquer votre souffrance, ils pourraient peut-être vous aider.

Souvent, les boulimiques se « justifient » en expliquant : « Quand je suis perdu, angoissé, je mange et ça me calme. J’ai honte de ma boulimie mais, de toute façon, personne n’est au courant. C’est comme ça que je gère les choses ».

Quelle est la meilleure manière de faire la guerre au gavage du moment où on est insatiable et boulimique ?

Quand les perturbations de l’alimentation sont exaspérantes, il est primordial de s’alimenter différemment dans le but de combattre les flambées de boulimie. Il sera normal de se nourrir légèrement, cependant il faut bien s’alimenter. Et il faudrait incorporer les victuailles protéinées et les farineux, par petites parts. Pour remporter la bataille, le Cookeo sera un appareillage vital pour mitonner en très peu de temps un festin normal et raisonnable.

Pourquoi la boulimie ?

Pour les filles, on peut résumer cette déviance par le changement important de leur état physique par : « Quand j’étais petite, je ne me posais pas de questions sur ce que je voulais faire dans la vie, sur le fait de quitter mes parents, sur ce que les gens pouvaient penser de moi. Mais là, c’est complètement différent. Dans un an, je devrai choisir mon futur métier. C’est trop fou tout ça. Moi, je n’ai rien demandé. À 12 ans, j’ai eu mes règles. Il parait qu’avec ça on devient une femme, comme si tout était simple. Ensuite, il a fallu que j’accepte d’avoir des seins, puis des hanches… je me sentais immonde ! Alors, j’ai essayé de faire en sorte que mon corps arrête de prendre ces formes. Je me forçais à ne plus manger, j’étais angoissée à l’idée de prendre un gramme. Mais c’était trop dur et j’ai commencé à faire des crises. Ça me prend tous les jours, le soir quand je rentre et que mes parents ne sont pas encore là. C’est un enfer ».

Laisser un commentaire

Fermer le menu