Créer une entreprise en Outre-Mer, les avantages

Créer une entreprise en Outre-Mer, les avantages

En Antarctique, en Océanie, en Amérique et dans l’Océan Indien, les départements et régions d’outre-mer accueillent des porteurs de projets. En s’aventurant dans ces contrées lointaines, les créateurs d’entreprise ont l’opportunité de diversifier leurs investissements au cœur de ces îles ensoleillées. Mais qu’est-ce qui pousse réellement ces investisseurs à entreprendre dans les territoires français d’outre-mer ?

Des avantages fiscaux pour les autoentrepreneurs

Opter pour le statut d’autoentrepreneur procure des atouts considérables pour les créateurs d’entreprise dans les DROM-COM. Une exonération fiscale est accordée aux nouveaux autoentrepreneurs pendant leurs deux premières années d’exercice. Au 25e mois, le taux de cotisations appliqué s’avère largement avantageux. Les autoentreprises de distribution de marchandises en DOM-TOM se soumettent à un taux de 8,9 % contre 13,4 % en Hexagone. Ce taux s’élève à 15,3 % pour les services, contre 23,1 % en France métropolitaine.

Il est quand même à souligner que les régions d’outre-mer ne profitent pas toutes d’éligibilité à la création d’entreprises. Certains territoires ne relèvent pas du Code Général des Impôts commun. Par conséquent, vous pouvez jouir de ces avantages uniquement à la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

Créer une entreprise en outremer pour profiter d’un système fiscal attractif

Dans les DOM-TOM, les microentreprises bénéficient d’un régime de TVA intéressant et éventuellement, d’une réduction de l’impôt sur le revenu ainsi qu’une exonération de la CFE.

·         Demande d’exonération de CFE

La CFE ou Cotisation Foncière des Entreprises revient à la commune de domiciliation de la société. Les entreprises montées dans certaines municipalités franches en outremer peuvent être exonérées de cette taxe locale annuelle. Pour obtenir ce privilège, il faut quand même respecter de multiples conditions.

·         Réduction de l’impôt sur le revenu

Les entrepreneurs qui optent pour la déclaration classique de revenus, différente du versement libératoire des impôts, peuvent prétendre à cette réduction en outre-mer. Son taux est de 30 %, sans excéder 2450 euros, à la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. Il monte à 40 % avec un plafond de 4050 euros à la Guyane.

·         Régime de TVA allégé dans les DOM-TOM

Si le taux de TVA en France métropolitaine est de 20 %, en Outre-Mer, il n’atteint que 8,5 %. Certains produits sont soumis à un taux réduit de 2,1 %, et le taux particulier descend à 1,75 %.

Des aides attribuées aux entreprises d’Outre-Mer

Les sociétés montées dans les DOM-TOM bénéficient de multiples dispositifs d’aide économique.

·         Aides au capital de départ

Monter une entreprise locale à la Réunion permet de percevoir ces aides organisées par le Pôle Emploi. Ce type de soutien économique correspond à des allocations chômage versées sous la forme de capital de départ. Il va à l’endroit des demandeurs d’emploi qui souhaitent créer ou reprendre une société.

·         Le Projet Initiative Jeune (PIJ)

Les jeunes de 18 à 30 ans qui désirent créer une entreprise en outremer ont le droit de solliciter l’octroi du Projet Initiative Jeune, allant jusqu’à 7320 euros. Pour en bénéficier, vous pouvez adresser votre demande à la Direction chargée du PIJ, qui évalue le projet avant d’approuver la requête. L’autoentrepreneur doit monter son entreprise dans les 3 mois qui suivent l’acceptation de la demande. Vous pouvez cumuler cette aide avec d’autres dispositifs.

Des secteurs favorables dans les pays d’outre-mer

Mère Nature gâte les départements et régions d’Outre-mer d’un climat et d’un environnement propices à certains secteurs d’activités.

·         Entreprendre dans le tourisme

Desporteurs de projets partent créer une entreprise en outremer dans le domaine du tourisme. Dans ces îles paradisiaques, le soleil procure une douce chaleur qui berce les vacanciers tout au long de l’année. Les touristes sont attirés par ces eldorados français avec des climats différents de celui en Hexagone. L’affluence des voyageurs génère des activités dans la restauration, l’hôtellerie, le transport et l’artisanat local.

·         Profiter de la nature pour développer les énergies renouvelables

Les pays d’outremer dépendent encore de la métropole en matière de ressources énergétiques.  Le secteur des énergies renouvelables constitue pourtant un domaine à exploiter librement avec les avantages qu’accorde la nature. Au lieu de devoir constamment importer des énergies fossiles de l’Hexagone, les DROM-COM peuvent saisir les énergies solaire et éolienne, tout comme les produits de la végétation, pour fournir de l’électricité. Les entreprises créées dans ces domaines ne risquent pas d’être à court de demandes, vu le volume des besoins locaux.

·         Intervenir dans l’import-export

À cause de la situation géographique excentrique des territoires d’Outre-Mer, les importations excèdent largement les exportations. Cela engendre une balance commerciale déficitaire dans ces régions. Afin de combler les manques, les habitants recourent à la fabrication artisanale qui est même rustique. Le secteur industriel se trouve encore à un niveau reculé comparé à la situation en Hexagone. Ce marché reste alors large, et attend l’exploitation des entrepreneurs souhaitant créer une entreprise en outremer

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